
Témoignage
Une histoire de notre communauté
Aida, 25 ans
Témoignage anonyme
Publié le 23 mars 2026
C’est juste tes règles, Aïda. Prends un Doliprane.
Je vous écris ça depuis mon tapis de bain. C’est le seul endroit où le carrelage froid calme un peu les sueurs froides. Mon utérus, c’est un champ de bataille. Imaginez qu’on vous enfonce un tournevis dans le bas du dos et qu’on tourne, lentement, pendant 48 heures.
C’est ça, ma réalité.
Le silence qui tue
Le pire ? C’est pas seulement d’avoir envie de vomir à chaque contraction. C’est de devoir s’excuser.
S’excuser d’annuler un verre. S’excuser de ne pas être « performante » au boulot. S’excuser de ne pas pouvoir tenir debout alors qu’on nous répète depuis nos 12 ans que « c’est normal, c’est le métier de femme qui rentre ».
Spoiler : Souffrir à en faire des malaises, ce n’est pas un métier. C’est un signal d’alarme.
Pendant des années, j’ai cru que j’étais douillette. J’ai caché mes boîtes d’antidouleurs comme si c’était de la drogue. J’ai souri en réunion avec des lames de rasoir dans le ventre parce qu’on ne parle pas de « ça » à table.
Pourquoi j’écris sur Les Jours d’Elle ?
Parce qu’on est des milliers à vivre ce calvaire dans un silence poli. À 25 ans, je refuse que mon calendrier soit dicté par une agonie qu’on refuse de nommer. Endométriose, adénomyose, ou juste un corps qui crie : on a le droit de savoir ce qu’on a. Savoir, c’est le début de la guérison. C’est reprendre le pouvoir sur son cycle, sur sa contraception, sur sa vie.
Sur Les Jours d’Elle, on brise la vitre. On ne chuchote plus. On n’est pas « juste indisposées », on est en train de réclamer notre santé.
Et toi ? C’est quoi la phrase la plus absurde qu’on t’a sortie pour minimiser ta douleur ? Celle qui t’a donné envie de hurler ?
Lâche-toi en commentaire. On n’est plus seules dans la salle de bain. 🖤